Les grands défis écologiques
AIR, ENERGIE ET CLIMAT :
- Lutter contre les pollutions de l'air et les émissions de gaz à effet de serre (GES)
Ilest reconnu que l'utilisation d'énergies fossiles est à l'origine depollutions locales responsables de l'augmentation des affectionsallergiques et respiratoires (asthmes, bronchiolites du nourrisson...).D'autres pollutions atmosphériques sont contrôlées dans le cadre de laréglementation sur les IPCE.
D'autre part, l'utilisationd'énergies fossiles : gaz, pétrole, charbon, susceptibles d'épuisement à plus ou moins longue échéance, est principalement mise en cause dansl'émission de « gaz à effet de serre » (notamment CO2 et CH4).
Lelien entre la hausse des concentrations en GES dans l'atmosphère etl'augmentation de la température moyenne du globe n'est désormais plusremis en cause.
Cette augmentation de température a été de 0,6°C au cours du dernier siècle et le réchauffement climatique prévu d'ici 2100 est compris entre 1,4°C et 5,8°C.
Le phénomène de réchauffement est un phénomènecumulatif, irréversible une fois un seuil passé. Il est désormaisimpossible de revenir en arrière et d'annuler les effets. Toutefois, ilest possible de les limiter.
C'est pourquoi il faut viser une forte diminution des émissions.
Face à ce constat, les Etats se sont engagés en 1997, dans le cadre du protocole de Kyoto mis en œuvre en 2005,à ramener leur production de GES à l'horizon 2008-2012 à celle del'année de référence soit 1990. Pour stabiliser le niveau mondial en2050 il est indispensable de diviser les émissions actuelles par 4, cequi nécessite de travailler dès aujourd'hui à l'adoption de nouvellessources d'énergies et à une diminution forte de la demande.
![]() |
Téléchargez le guide "Eléments fondamentaux des déplacements et de l'énergie" - RAEE - juin 2007 |
Pour aller plus loin :
Voir les activités de RAEE en matière d'énergie
Voir la page Plan Climat Energie Territorial
Voir la page Aménagement, patrimoine et urbanisme
Voir la page Transports et mobilité
Les associations de surveillance de la qualité de l'air
Réseau Action Climat
Energie-Cités
Autres réseaux
EAU :
- préserver la qualité et la quantité de la ressource en eau, pour assurer l'accès de tous à l'eau potable
Rare et menacée, la quantité d'eau sur terre est constante. Elle fait partie du patrimoine commun de l'humanité et est inégalement répartie à la surface de la terre.
Afrique : moins de 30 l/hab/jour.
USA : 600 l/hab/jour
Europe : 250 l/hab/jour
L'eau potable, qui est régulièrement dégradée et fait l'objet d'une consommation croissante, ne représente que 1 à 2% ??? de la ressource planétaire.
Pourtant, une personne sur cinq est encore privée d'accès à l'eau potable, très majoritairement dans les zones désertiques d'Afrique et du Moyen Orient et en Asie du Sud Est.
L'eau est donc un enjeu géopolitique fort dans ces régions du monde, et est d'ores et déjà à l'origine de conflits ouverts (Nil, Jourdain, etc…).
En France les Agences de l'eau adoptent une gestion globale et concertée de la ressource en eau et de ses milieux aquatiques associés.
Autres réseaux
BIODIVERSITE ET ESPACES NATURELS :
Alors que le phénomène observé dans les pays du Sud est celui de la déforestation, prélude à la désertification, les pays européens sont confrontés à la reprise de la forêt dans un contexte de déprise agricole avec une banalisation des milieux.
Dans le même temps en Europe, on assiste à un phénomène d'étalement urbain avec pour incidence une consommation excessive d'espaces entravant le bon fonctionnement des écosystèmes.
Le maintien des espèces animales et végétales est alors menacé et les risques pour l'Homme de catastrophes naturelles sont accrus.
Depuis 30 ans, 15% des espèces terrestres, 35% des espèces marines et 54% de la faune des rivières, lacs et étangs ont disparu! On estime que 3 espèces disparaissent par heure de la surface de la planète.
Pour aller plus loin :
FRAPNA
DECHETS :
L'ensemble des structures de traitement et de valorisation des déchets actuellement existantes approchent ou sont déjà en situation de saturation.
Les habitudes de consommation actuelles des Français ont amené à un triplement de la production de déchets ménagers en 30 ans, pour atteindre aujourd'hui une moyenne de 438 kilogramme par habitant et par an et une augmentation de 2,8% par an.
Le volume annuel de déchets ménagers est de 24,5 millions de tonnes auquel il faut ajouter la production de déchets industriels (2 millions de tonnes de déchets assimilables aux déchets ménagers et 18 millions de tonnes de déchets industriels dits spéciaux, c'est-à-dire qui nécessitent un traitement particulier) et celle de déchets agricoles pour un total annuel de 600 millions de tonnes à traiter.
Un Français produit presque 1,2 kg de déchets par jour (en 2004)
soit deux fois moins de déchets qu'un Américain,
mais dix fois plus qu'un habitant d'un pays en voie de développement.
Télécharger le Cahier Technique Construction d'un indicateur déchets - RARE - Automne 2007
Pour aller plus loin :
FRAPNA
POPULATION MONDIALE :
Actuellement de 6,3 milliards d'habitants, la population mondiale s'est accrue de 2,5 milliards d'habitants en 20 ans. On prévoit 9 milliards d'habitants en 2050 avec des concentrations de population inégalement réparties au niveau planétaire.
En même temps que la production de richesses, les écarts entre riches et pauvres ne cessent de croître, avec 86% de la richesse mondiale détenue par 20 % de la population. En 2003, 2,8 milliards de personnes vivaient avec 2 € par jour et 1 milliard de personnes avec moins de 1 € par jour.
Les populations pauvres sont les premières victimes des dégradations environnementales : exposition aux risques, qualité de vie dégradée, utilisation d'eau insalubre, etc.
La gestion de l'environnement constitue, à travers la préservation des ressources et le maintien d'un contexte accueillant pour l'homme, la condition principale à la réussite de toute politique de lutte contre la pauvreté au niveau local comme au niveau international.
L'innovation sociale peut être un facteur d'efficacité environnementale.
Au niveau international, les Etats se sont engagés à fournir une aide au développement représentant 1% de leur Produit National Brut (PNB). Le Danemark, avec 0,96% de son PNB est le pays le plus en avance dans ce domaine. La France avec 0,36% de son PNB se situe au dessus de la moyenne européenne (0,34%) et largement devant les Etats-Unis (0,12%).
Conséquence du phénomène mondial d'exode rural et d'immigration, l'habitat se trouve au cœur des enjeux du développement urbain dans tous les pays du monde. 30% de l'humanité vivait en 1950 dans les villes, 50% en l'an 2000 et les prévisions sont de 60 à 65% pour 2030.
Pour aller plus loin :
Voir la page Coopération décentralisée
Voir la page Aménagement, patrimoine et urbanisme
- tél : 04 78 37 29 14 - fax : 04 78 37 64 91 - courriel :





